Le congé supplémentaire de naissance : que change -t-il ?

12 août 2026

En France, il existe trois types de congés pour permettre aux jeunes parents d’accueillir leur enfant : le congé maternité, le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, ainsi que le congé parental d’éducation. Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau dispositif vient compléter les droits des parents : le congé supplémentaire de naissance.  

Qu’est-ce que ce nouveau congé ? Impacte-t-il les congés existants? Qu’apporte-t-il aux salariés ? Quelles sont les obligations pour l’employeur ?   

Revenons ensemble sur les différents congés liés à l’arrivée d’un enfant et cette nouvelle mesure.

I- Les congés existants : maternité, paternité et éducation

Congé maternité  

Le congé maternité permet à la mère de bénéficier d’une période de repos avant et après la naissance de son enfant. Sa durée varie de 16 à 46 semaines, selon la situation familiale et le nombre d’enfants attendus.  

L’indemnisation est prise en charge par l’Assurance Maladie.  

 

Congé paternité :  

Le congé paternité et d’accueil de l’enfant est obligatoirement précédé du congé de naissance, d’une durée de 3 jours ouvrables. La durée du congé est de 25 jours découpée en 2 parties :  

  • Période de 4 jours calendaires, obligatoire, accolée au congé de naissance. 
  • Période de 21 jours calendaires, facultative, qui peuvent être pris quand souhaités dans les 6 premiers mois suivant la naissance. Elle peut être fractionnée en 2 périodes au maximum, d’une durée minimale de 5 jours chacune. 

Il est également indemnisé par l’Assurance Maladie sous certaines conditions.  

 

Congé parental d’éducation  

Le congé parental d’éducation permet au parent de suspendre ou de réduire son activité afin de s’occuper de son enfant.  

Il est réservé aux salariés justifiant d’au moins un an d’ancienneté à la date de naissance ou d’arrivée de l’enfant. 

Le salarié doit informer son employeur au moins deux mois avant le début du congé. Lorsque le congé fait immédiatement suite au congé maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, ce délai est ramené à un mois avant la fin du congé en cours. 

L’employeur ne peut pas refuser la demande dès lors que les conditions légales sont remplies. 

Le congé est accordé pour une durée maximale d’un an, renouvelable dans certaines limites, et peut être pris jusqu’aux 3 ans de l’enfant. 

Pendant le congé, le salarié n’est pas rémunéré par son employeur (sauf dispositions conventionnelles plus favorables). Selon sa situation, il peut toutefois percevoir certaines aides versées par la Caf ou la MSA, notamment la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), sous réserve de remplir les conditions d’attribution.

II- Le nouveau congé supplémentaire de naissance

Instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale du 30 décembre 2025, le congé supplémentaire de naissance ne remplace aucun des congés existants. Il constitue un dispositif supplémentaire destiné à offrir davantage de souplesse aux parents.  

À noter : les modalités précises de mise en œuvre (prise du congé, indemnisation) restent soumises à la publication des décrets d’application. Les éléments présentés ci-dessous sont donc susceptibles d’évoluer. 

Il est applicable depuis le 1er juillet 2026. Toutefois, les parents dont l’enfant est né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 peuvent également en bénéficier, sous réserve de remplir les conditions prévues.  

Qu’implique-t-il pour le salarié et pour les employeurs ? 

Pour les salariés  

  • Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois de congé  
  • Le congé peut être pris en une seule fois ou être fractionné en deux périodes d’un mois  
  • Les deux parents peuvent le prendre en même temps ou à des périodes différentes 
  • Il ne peut être pris qu’après le congé maternité ou le congé paternité 
  • Il doit être utilisé dans les 9 mois suivant la naissance de l’enfant  
  • L’indemnisation est prise en charge par la CPAM et est fixée à 70% de la rémunération le premier mois, puis 60% le second mois dans la limite du plafond de la Sécurité Sociale (4 005 € par mois au 1er janvier 2026). 

 

Pour les employeurs   

  • Le collaborateur doit informer son employeur au moins 1 mois avant le début du congé. Ce délai est réduit à 15 jours lorsqu’il est pris en suivant d’un autre congé de naissance.  
  • Si le salarié souhaite mettre fin à son congé de manière anticipée, notamment en raison d’une baisse de revenus, il doit prévenir son employeur au moins 8 jours avant sa reprise d’activité.  
  • L’employeur doit réaliser deux démarches : déclarer le congé via la Déclaration sociale nominative (DSN) et transmettre à la CPAM le formulaire de demande accompagné de l’extrait d’acte de naissance de l’enfant.  

Ce qu’il faut retenir  

Le congé supplémentaire de naissance vient enrichir la palette des congés déjà existants, sans en remplacer aucun. Pour les salariés, il offre une souplesse nouvelle dans l’organisation de la vie de famille après une naissance, avec une indemnisation partielle sur un ou deux mois. Pour les employeurs, il implique d’anticiper de nouvelles démarches administratives, d’adapter les plannings et de sécuriser le suivi des congés déjà en place. 

N’hésitez pas à nous solliciter pour toute question ou besoin d’accompagnement, notre équipe est à votre écoute pour vous garantir une adaptation sereine et efficace à cette nouvelle obligation. 

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